Autour du Jardin – un bonheur paysan

Autour du Jardin – un bonheur paysan

Les passants regardent la Terre comme un acquis qu’ils foulent sans soin et sans égard, au mépris de toutes considérations éthiques, et sans respect pour les règles primaires qui régissent  la communion des espèces et entretiennent l’harmonie de l’ensemble du macrocosme et de toute la Création.

Tout ce qui a vie sur la terre est de la terre, et en tire presque la totalité de ses besoins premiers ; les végétaux comme les animaux, dont l’homme. Un lien unique les lie et les rapproche, par un procédé peu accort, plutôt cruel, mais nécessaire pour la survie. De sorte que pour se maintenir, chaque individu (de toutes les espèces) doit dépendre de l’autre, des autres, par une relation de dépendance totale ou d’interdépendance, à la limite. Il se construit en détruisant, en même temps aussi qu’il se détruit. Le maintien de la chaîne de la création dépend, depuis la chute, d’un lien d’autodestruction sans limite, afin que tous retournent à la terre. L’environnement, de ce fait, est essentiellement austère. Pourtant, comme beaucoup d’autres relations bios- environnementales, il n’en était pas ainsi dans le Plan de Celui qui a tout créé. Un rapport unique et harmonieux  de gouvernance – domination –devait lier toutes  les autres créatures – animales – à  l’Homme, et ils devaient se nourrir de l’herbe verte[1]. Surtout un rapport de noblesse et de grandeur (cultivateur) qui devait permettre à l’Homme nouvellement créé de s’épanouir et de prospérer continuellement, et de tendre uniquement vers le haut, en regardant à CELUI qui l’a créé (Genèse 1 : 26 – 30), afin que la relation de toute la création avec le CREATEUR soit toujours bonne (31). Mais, dans son empressement et dans la précipitation (Proverbes 21 : 5), l’Homme faucha la « done », en transgressant la LOI pour devenir pécheur, ignoble, cruel, fratricide (Caïn – premier… fils !) et carnassier, cannibale, anthropophage et sauvage, comme les bêtes des champs, ennemi. Il se tourna, l’Homme pour l’homme, dans une sorte d’intimité -androgénique- étrange (ils appellent cela aimer !) et haineuse, contre le DIEU, s’attachant l’un à l’autre dans un face à face pervers. Mais le temps rattrape tout. Ils paieront  le prix de leur égarement. C’est le constat peut reluisant que l’esprit en donne (Romains 1 : 18 – 32). Le retour à l’ordre premier devant désormais passer par l’entremise d’un Homme –second et dernier ADAM – pour cultiver la terre. Les intervenants directs sont : le pasteur, le berger, le cultivateur, le fermier, et avec eux et grâce à eux, tout être vivant – sur terre.

En passant définitivement le témoin à l’homme avide (Il lit le cœur – v.18) le CREATEUR impose une condition (Genèse 2 : 8 – 9, 15 – 17). Et Il doit (Il reste fidèle et donne à celui qui demande l’objet de sa demande, quitte à ce que suivent les conséquences !) malgré LUI accorder à Adam l’objet de ses désirs (Genèse 2 : 18 – 22) ! Et ce qui devait arriver ne tarda point (Genèse 3 : 1- 6) avec tout son lot de troubles et de misères (Genèse3 : 7 – 24).

C’est à l’AGRICULTEUR, LE CULTIVATEUR, si mal considéré et si mal perçu (on lui préfère le commerçant et le trafique : Joseph !), que revient la responsabilité, la tache lourde de refaire le monde. Le nourrir « à la sueur de son front » et l’entretenir, le préserver de tous les abus, jusqu’à ce qu’il retourne au CREATEUR en bon état. Il doit se battre contre tous vents pour que les hommes changent, et transforment:

  • L’agriculture commerciale contre l’agriculture utile. Une agriculture qui se soucie de l’ensemble des écosystèmes qui l’entourent.
  • les armes de guerre en outils d’agriculture,  Esaie 2 :4  pour que les hommes s’aiment et s’entraident, au lieu de s’entretuer. Que l’argent des armements servent à nourrir les enfants du monde. C’est ce que le paysan a toujours fait, qu’il fait et qu’il fera encore, pour que le monde retrouve enfin un jour la joie, la tranquillité et la paix.

C’est au travers d’un exercice plutôt édificateur que devait subvenir le drame qui écroua Adam et plongea définitivement la race dans la perplexité de la dérive. Le DIEU de partage et de concorde aurait bien voulu que celui qu’Il fit à Son image LUI ressemblât, à tout point. C’est dans cette visée qu’Il soumit Adam à un exercice : « Nommer » les autres créatures.  « Il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait ». Un exercice vraisemblablement banal certes, mais qui revêt tout son poids, quand on sait que pour LUI rien n’est fait au hasard.

Cultiver la terre va au-delà du simple fait de la remuer. Des millions d’êtres vivants y participent, naturellement. Il s’agit, pour l’homme de maîtriser les enjeux de son milieu et de les mener à bien pour son épanouissement intégral et pour son bonheur.

Des constats multiples s’observent autour du jardin et suscitent des problématiques  qui nécessitent  des répliques immédiates, si l’on veut reconquérir la beauté de la terre, toutes les gaietés du Park :

  • Explorer les origines et les causes – pratiques anti-natures dues à la convoitise et à l’avidité, à l’égoïsme et à la cupidité : industries à l’aveugle, engrais  chimiques, les mines
  • Pourquoi et pour qui cultive-t-on ? les jeux et les plaisirs !
  • Homme mue en bête et utilise la bête contre l’homme.
  • Le trafic aidant, l’homme cherche même à dominer sur l’homme, avec force. Ils ont donné les uns grands les autres petits sans fondements, pourtant tous aspirent aux mêmes besoins.

Au bout du compte, s’en est fait, l’homme est méchant. C’est le constat que le Juge suprême fait d’eux dès le début de leurs agapes étranges et discordantes, obscures et déroutantes (Genèse 6 :1-5 ; Romains 1 : 18 – 32 ; 2 Corinthiens 6 : 14-16). Et le plus droit des hommes – Moïse – n’a vu les gaietés du JARDIN que de loin. Seul le FILS de la Rédemption y est parvenu, ayant méprisé toutes les joies fugaces de la terre. Il a traversé les ronces et épines avec confiance, étant rassuré que les meurtrissures et  les douleurs mondaines dont il se charge constituent la perche qui le propulse au-delà du raisonnable, contre toutes logiques humaines.

Les remèdes

Le choix. On doit choisir les valeurs auxquelles on s’attache : création ou Mammons (2 Corinthiens 6 :14-16)

Il faut planter, patienter le temps que le Créateur fait pousser, respecter les saisons, les règles qui protègent la création contre les ravages des bêtes des champs et des produits étrangers qui sont traités comme des anticorps. D’où le retour au biologique. Ce qui permet d’éviter de produire des produits juste bons pour enrichir et satisfaire les besoins des égoïstes insoucieux des risques et des dangers que les créatures en courent.

Il suffit de donner un peu de moyen aux paysans, de reconnaître le rôle qu’ils jouent et…

Sensibiliser les humains sur l’importance des métiers de la terre et leur impact sur le devenir de la planète.

 Frankanko


[1] La végétation à l’avantage de se reconstruire, contrairement à tout – ou presque – le monde animal qui est, somme toute, aussi fragile que l’œuf !

La poésie au secours du progrès

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La poésie au secours du progrès

Se délecter de vers ou de la prose poétiques et regarder ensemble au devenir des communautés humaines, afin que vienne ce  « demain d’espoir où toutes les montagnes en fleurs hèleront les grandes vallées en pleurs… pour redonner à tous les enfants du monde la paix du cœur. » (Sensi B DUNY, in Chants du Silence, L’Harmattan, 2012, page 31).  Voilà les raisons simples qui ont réuni des poètes, venus de partout, à Yaoundé au Cameroun.

Du 1er au 6 décembre 2012, Festi7 a organisé la première édition du Festival International de Poésie des Sept Collines de Yaoundé. Le festival est une initiative du poète camerounais, Jean Claude AWONO, président de La Ronde des Poètes et président du Comité d’organisation, et de Nora ATALA, écrivaine et poétesse Canadienne, qui séjourne au Cameroun. Le Festival était parrainé par le Ministère des Arts et de la Culture du Cameroun et le Haut-commissariat du Canada au Cameroun, une coopération culturelle bien pensée. Tout au long, les poètes venus des quatre coins du monde ont sillonné Yaoundé, scandant des vers et de la prose, toujours poétiquement tissés. C’était vraiment « si poème ! », comme laissait entendre le slogan qu’ils reprenaient en cœur constamment.

A l’esprit des organisateurs, « C’est par les festivals que désormais les villes prennent sens…celui frénétique, que lui apporte La Ronde des poètes avec Festi7, prend en compte son identité, sa géographie. » (Jean Claude AWONO). Le constat est net. Le poète trouve que « les fers enserrent encore le pied de l’humanité. ». Le temps est venu où les efforts conjugués des poètes du monde doivent converger vers l’émergence d’un monde viable. Avec eux « la poésie prend la place qui lui revient… mettons cette vie en poème, ensemble, pour en faire une irruption de solidarité et d’amitié. »(Nora ATALA.) Et si on s’interroge sur le pourquoi du Festi7, les organisateurs répondent : « Le Festi7 vise à inscrire l’acte poétique dans le débat social, la construction de la démocratie et les droits de la personne. Il se veut un cadre concerté de découverte, de réhabilitation et de diffusion des formes d’expression poétiques traditionnelles et contemporaines d’Afrique et d’ailleurs. Il s’agit de présenter et de ré-explorer les écritures modernes ou contemporaines en vue d’interroger leurs bases esthétiques et éthiques. De même, le Festival voudrait questionner le poète sur ses rapports avec lui-même, avec sa culture, mais aussi avec sa société et son devenir. Il s’agit d’une rencontre périodique des poètes et des professionnels de l’édition visant à favoriser les échanges entre les différents partenaires de la chaîne poétique. Cette rencontre permettra, à terme, d’améliorer les échanges et, du même coup, de rendre plus accessibles le livre et l’initiative poétiques en Afrique. Festi7, c’est aussi une occasion de célébrer le 50e anniversaire des relations diplomatiques entre le Canada et le Cameroun. »

Comme  « les poètes sont des collines » (Jean Claude AWON), du sommet du Febe ils jettent les regards sur Yaoundé qui somnole tranquille dans la vallée, insensible, comme une brebis sous les serres qui s’abandonne. De là, ils déversent sur la ville l’éclat invisible des mots qui jaillissent de leurs voix que l’éloignement assourdit. De là ils caressent le désir ardent de voir une terre différente, une humanité libre, solidaire et pacifique. Des valeurs fondamentales auxquelles tous les hommes et toutes les femmes aspirent, petits et grands, sans tenir compte du lieu où ils se trouvent, sans tenir compte de leur place dans la communauté des hommes.

L’évènement a réuni les grandes pointures de la poésie mondiale, venues de partout. Du Québec/Canada : Nora Atalla, Claudine Bertrand, Isabelle Forest, Valérie Forgues, et Gaston Bellemare; de France : Francis Combes, Barnabé Laye, Évelyne Pèlerin Ngo Maa, Sabine Péglion ; du Luxembourg : Lambert Schlechter ; du Bénin : Daté Atavito Barnabé-Akayi, Stéphane Néfiolov ; de Côte d’Ivoire : Emmanuel Toh-Bi ; du Sénégal : Abdoulaye Fodé Ndione; et du Cameroun : Ernest Alima, Jean-Claude Awono, Anne Cillon Perri, Valère Épée, Patrice Kayo, Christiane Okang Dyemma, Elizabeth Moundo, Martin Anguissa, Guy Merlin Nana Tadoun, Wilfried Mwenye, John Nkemngasong, John Ngongkum, ainsi que des bardes : les bardes du Nord et du Sud, Adjeng Etaba et Yakubou, et une dizaine de poètes camerounais participants.

L’ossature des programmes de l’évènement prévoyait des activités novatrices telles que : des tables rondes sur la poésie, des ateliers et récitals de poésie, l’ascension du mont Fébé, une procession populaire poétique, le Marché international de la poésie, etc.

Une ville et des symboles

« La ville et ses symboles se mettent à table »

Scruter poétiquement Yaoundé et ses symboles pour en tirer des leçons de progrès et de prospérité pour ses habitants était à l’ordre du jour des hôtes de Festi7. Pour en avoir l’esprit net, ils ont fait appel à un spécialiste en la matière.

Rencontre avec Stéphane AKOA

Tout le monde serait poète et l’on peut en déduire que le rejet dont le poète est victime vis-à-vis de la société est une démission des communautés, un refus de vivre selon certaines normes chères aux créateurs et architectes des idéaux sociaux que sont les poètes. Le poète a la responsabilité de rattraper du fond de l’abime les étincelles qui périclitent et s’éloignent graduellement de la portée de vue des voyageurs insouciants qui emplissent le monde et se font le devoir de le gérer, bon an mal an, dans l’obscurité. Le poète se pose comme un éclaireur et si sa voix n’est pas écoutée, c’est bien au dépend de ceux qui le méprisent. Réalité amère que la vie du poète, incompris des humais ! « La misère des hommes c’est de toujours marcher sur le POETE La richesse du POETE de toujours clopiner Sous le passé, le présent et le devenir des hommes    En dépit des rebuts dont il est toujours victime… Vrai comme des vérités qui passent le temps, Ses yeux à tous les punctums dénudent tous les mystères. » (Sensi B Duny, Chants du Silence, Harmattan, 2012, pp 61,63). Et que peut le poète tout seul dans un monde presque totalement à l’envers !

Une table a réuni les participants de Festi7, les populations et des spécialistes du progrès social. Monsieur Stéphane AKOA était de ceux-ci.   Après avoir débrouillé quelques sites et monuments de la ville de Yaoundé des nuages qui les embrument et que l’histoire n’a pas voulu découvrir, Stéphane a donné une approche novatrice des concepts de  développement et de progrès. Il en est ressortit que le développement et le progrès évoluent dans deux directions opposées l’une à l’autre. Alors que le développement, sur un plan purement matériel, se voie comme à l’œil nu, le progrès, vrai facteur de prospérité et d’épanouissement, reste quant à lui plutôt à la traine.

 

L’homme et sa pensée – le gage de la croissance

L’homme et sa pensée – le gage de la croissance

La jeunesse perd

Sous le reflet des dorures

Le nerf de la vie  

 

Le devoir de l’homme souffre de relativité. Il est recommandé que chaque personne humaine cultive son intégrité et devienne, par la magie de la transformation, une entité spécifique unique qui se définit par la pensée, caractéristique de son ETRE essentiel. La Pensée est un Dessein. La fidélité en est le gage ; c’est par la Vérité qu’on y parvient. On doit se donner pour sa pensée. Manquer à sa pensée réduit l’être de moitié. Il faut penser, s’accrocher et devenir sa pensée pour laquelle on se donne entier. Humiliez-vous, découvrez-vous, soyez PENSEE et dominez.

La fidélité c’est la constance entre soi et pensée. De sorte que le soi se mue en la manifestation même de la pensée et matérialise le dessein qui sommeille. C’est le gage de la fusion qui diffuse et fusionne l’essence (soi) et la pensée en une image parfaite orchestrée par le Langage à travers la culture.

Un projet solide. On ne peut pas être positif sans savoir où l’on va. Les grands hommes sont ceux qui ont une vision, un regard fixe sur un dessein qu’ils se sont fixé et qui fonde leur essence et comble leur réflexion et leur ETRE, de sorte qu’ils ne vivent que par et pour cela – conviction. Un projet qui surpasse le sommet des montagnes, que rien ne doit ombrager. Cette vision se trouve dans la folie du rêve. L’individu doit rêver, se projeter pour se surpasser. L’existence devient fade et lassante dès lors que le projet est atteint; et on a le sentiment que rien plus ne vaut. Tout devient pesant et on a envie de retourner. L’homme est un projet parce qu’il est le projet (enfant) de ses parents et de son Créateur. Il l’est ensuite en ce qu’il doit se projeter selon les desseins qui l’ont fait : celui de son créateur, celui de ses concepteurs. L’Enfant voltige – balbutie – par les vents comme le souffle qui anime l’univers. Il commence à prendre vie lorsque deux entités antipodes aspirent à l’amour.

L’enfance correspond à une période où l’individu promène le regard sur les contours de l’environnement où il se trouve et se fait des projections sur des modèles qu’il capte de manière infantile et se fait dessein d’idéaliser pour s’affirmer, jusqu’à ce que les réalités des temps et des circonstances auxquelles il ne s’attend pas viennent les lui arracher. C’est que, très souvent, la société qui l’accueille n’a pas penser à lui avant et ne peut par conséquent lui donner les moyens de ses aspirations. Et il verra tous ses rêves lui échapper, le contraignant à se plier aux rouages insipides que les traditions ataviques séculaires lui imposent, de force ! Nous voilà partis. On marche, bon an mal an, sur des chemins qu’on n’a pas choisis, sur des voies qu’on n’aurait pas empruntées, on fait ce qu’on n’aurait pas fait, on s’éloigne douloureusement, impuissamment, forcément de sa vocation, rempli de travers. On s’enterre volontiers sous le regard approbateur de ceux qui vous ont fait dans leurs appétits ludiques. Ils vous alignent et vous lient à leur barque. Aucune issue favorable ne semble apparemment se montrer.

 

Pourtant, la connaissance et la crainte constituent le socle fondamental de la pensée positive, en ce qu’elles garantissent le cadre éthique où l’individu évolue, et déterminent l’orientation et le cheminement de ses actions et motivations en vue de l’ETRE qu’il se projette. Et si l’homme est à devenir, il reste la somme de ses goûts et appétits, de ses voies et moyens, de ses options,   de  ses assortiments. Il surgit comme par miracle dans un monde déjà trop vieux, qui souvent ne l’attendait pas et où il n’aurait pas voulu vivre, si cela dépendait de lui. Le poids des époques et des traditions, des saisons et des circonstances aidant, on vous fait faire ce qu’on a fait, voir ce qu’on a vu, accepter ce qu’on accepté,… sans que personne n’ait souci de vous demander si c’est de votre avis, jusqu’à ce qu’avant de prendre conscience des vicissitudes et des contingences du milieu qui vous a déjà eu, vous êtes loin, bien loin ! Vous êtes déjà loin du temps où il fallait choisir. On a fait pour vous des choix, tracé pour vous des voies, des voies selon leurs voies, des voies selon leurs normes, des voies selon leurs goûts, des voies selon leurs mœurs, selon leurs lois ; et vous devez les suivre. Vous devez les suivre, faire ce qu’ils font, parler comme ils parlent, manger ce qu’ils mangent, comme ils mangent ; aimer ce qu’ils aiment, comme ils aiment ! Et, au bout, que devient-on ? Que devient-on quand dès les origines on a confié son existence à ceux qui n’existaient déjà pas eux-mêmes ? On n’a plus ses vingt ans, il y a longtemps. Un boulot, une cabane, une locomotive, une femme, la famille…Et qu’attend-on ? Y aurait-il quelque chose autre à faire ? On regarde derrière : du noir ; devant c’est le vide et l’incertitude, l’IDEE Neuve que personne n’ose affronter, ou la mort. On s’arrête.

C’est le moment, la saison favorable. Ici commence la vie. Penser. Chercher. Se dépasser. Sortir. Marcher. Marcher seul. Traverser le désert des ténèbres où les hommes et les traditions vous ont plongé. Avancer. Fuir et se séparer du compagnonnage de la perdition. Se décider. Prendre courage. Se transformer, changer pour devenir. Refuser de paraître. Suivre un chemin,  un autre chemin, le chemin nouveau de la conscience qui s’ouvre. Rompre les liens. Etre convaincu. On peut le faire. Celui qui nous a faits pourvoit les moyens. Celui qui nous a sauvés a montré l’exemple.

Le courage. La connaissance et la pensée permettent à l’individu fait de se distancer, se singulariser, se séparer, et  d’être convaincu de ses options. Il lui faut un courage étrange, sans pareil, qui se distingue de la mégalomanie grégaire que les traditions contraignantes de la société humaine régressive lui infligent. Il faut choisir, par la quête d’une identité personnelle. Les odeurs, les couleurs, les sensations, les goûts, sont des éléments qui affectent facilement les perceptions, détournent progressivement l’individu, et orientent, si on y prend garde, les manières de penser. Il faut connaître l’homme, ses dimensions ; se  connaître. Mais le gouffre est profond. Il faut des outils : une perche et un lien. Ils sont tout près, accessibles. IL faut les saisir : le Silence, le Vide, l’Absence. Devenir le roi des connaissances et de sa pensée. Une pensée qui a du sens pour tous, en tout temps, en tout lieu, est une pensée qui naît, murit et édifie l’homme, la société.

L’home est une entité à plusieurs dimensions, dont le corps et ses parties variantes.

Les ‘divisions’ du corps.

 

  1. Trois partis

D’un coup d’œil rapide on peut distinguer : la tête, le tronc et les membres.

  1. Cinq parties

Pour peut qu’on s’y attarde, on perçoit : la tête, le thorax, l’abdomen, les bras et les jambes.

  1. Deux parties

Un regard un peu plus subtil permet de voir : la tête et la queue.

Pour quelle partie du corps pensez-vous ?

 

Qui veut-on être ? Pas un pur reflet des autres.

Que veut-on être ? Pas une marionnette à col blanc.

Comment y parvenir ? Se projeter dans un autre …cosmos, devenir la PENSEE, sa pensée et penser positif.

Cultiver l’homme profond qui sommeille, être soi ; ne pas copier de faux modèles !